Pourquoi on a envie de jouer ? La vraie question qu’on se pose jamais

Pourquoi on a envie de jouer ? La vraie question qu’on se pose jamais

L’autre soir, j’ai rallumé ma Switch pour la première fois depuis trois mois. Sans raison précise. J’étais posé, j’avais fini ma série, et hop, la main a chopé la manette toute seule. Deux heures plus tard j’étais à fond dans une partie que j’avais laissée en plan depuis mars. Bizarre, non ?

Ou pas.

Parce que quand on y réfléchit deux secondes, cette envie de jouer, elle débarque rarement quand on s’y attend. Elle vient par vagues. Elle part pareil. Et franchement, on passe notre temps à essayer de la contrôler sans jamais vraiment comprendre d’où elle sort.

L’envie de jeu, c’est quoi au juste

Y’a pas UNE envie de jeu. Y’en a plusieurs, et c’est là que ça devient intéressant. Perso je distingue au moins quatre trucs qui se ressemblent mais qui n’ont rien à voir :

  • L’envie de se vider la tête après une journée pourrie
  • L’envie de relever un défi, celle qui te pousse à refaire un boss 40 fois
  • L’envie de raconter une histoire, presque comme quand on lit un bouquin
  • L’envie de partager un moment avec des potes, en local ou en ligne
  • Et parfois, juste l’envie de ressentir un frisson, un truc qui te sort de ta routine

Ces envies-là, elles ne se mélangent pas. Tu peux avoir envie de te vider la tête sans avoir envie d’un défi. Et l’inverse aussi. Le problème, c’est qu’on choisit souvent un jeu sans savoir laquelle de ces envies on essaie de nourrir. Résultat : on lance un truc, on décroche au bout de vingt minutes, on râle contre le jeu alors que le vrai souci c’était qu’on avait pas envie de CE type de jeu à ce moment-là.

Quand l’envie devient son contraire

Y’a un article que j’ai lu récemment sur une joueuse de tennis pro qui, après une défaite un peu violente, a lâché en conférence de presse qu’elle avait « juste envie d’arrêter ». Ça m’a marqué. Parce que c’est exactement le même mot. Envie. Mais utilisé à l’envers.

Et c’est pareil pour les jeux vidéo. Ou n’importe quel jeu d’ailleurs. Y’a des moments où tu adores un truc, et puis d’un coup, tu ne supportes plus. Le déclic peut venir d’une frustration, d’une lassitude, ou juste d’un besoin de changer d’air.

D’ailleurs, un article sur Xenoblade Chronicles 3 posait exactement cette question : est-ce qu’on a vraiment envie de faire tel ou tel choix dans le jeu ? Le titre m’a fait sourire parce qu’il pose exactement la bonne question. On croit qu’on veut, mais parfois on veut juste… vouloir. Nuance.

Le déclencheur, c’est presque jamais le jeu

Ça, c’est un truc que j’ai mis du temps à piger. Quand j’ai envie de jouer, c’est rarement à cause du jeu lui-même. C’est à cause d’autre chose. Une pub que j’ai vue, un pote qui m’en a parlé, un souvenir qui remonte, une émotion que je veux fuir ou au contraire prolonger.

Récemment j’ai vu passer l’info que Netflix lance un jeu vidéo d’horreur avec un casting de dingue. J’y jouerai probablement jamais. Mais rien que la bande-annonce m’a donné envie de relancer un vieux survival horror que j’avais adoré ado. C’est ça, le déclencheur. Un truc à côté qui active un truc en toi.

Comprendre ça, ça change pas mal de choses. Parce qu’au lieu de subir tes envies, tu commences à les lire. À voir d’où elles viennent. À voir si elles t’appartiennent vraiment ou si t’es juste en train de réagir à un stimulus extérieur.

Jeu, jouet, plaisir : tout est lié

J’ai lu un truc sympa sur une asso dans le Maine qui se lance dans le réemploi des jeux et jouets. L’idée c’est de leur donner une deuxième vie plutôt que de les jeter. Et je trouve que ça dit quelque chose de fort sur notre rapport au jeu en général : on accumule, on se lasse, on remplace. C’est d’ailleurs dans cet esprit d’innovation autour du jeu que des projets comme la création automatique de règles par IA tentent de renouveler l’expérience ludique. Alors qu’en vrai, la plupart des jeux qu’on possède déjà pourraient encore nous filer des heures de plaisir si on prenait le temps de s’y remettre.

Le neuf attire toujours plus que l’existant. C’est humain. Mais parfois ton envie de jeu, c’est pas une envie de nouveauté, c’est une envie de retrouver un sentiment. Et là, le vieux Mario Kart qui traîne au fond du placard fera très bien le taf.

Se connaître avant de choisir

Le vrai skill, c’est pas de savoir choisir le bon jeu. C’est de savoir ce que tu cherches à ressentir. Une fois que t’as ça, le choix devient évident. Tu veux du calme ? Un jeu narratif tranquille. Tu veux de l’adrénaline ? Un roguelike ou un jeu de rythme. Tu veux de la stratégie posée ? Un city-builder ou un jeu de gestion.

C’est aussi vrai pour les jeux d’argent, d’ailleurs. Les gens qui vont sur des plateformes comme Casino Extra cherchent pas tous la même chose : certains veulent le frisson, d’autres l’ambiance, d’autres juste passer le temps, et j’en parle un peu plus sur cette page pour ceux que ça intéresse. Le principe reste le même : identifier ce qu’on veut vraiment.

Je crois qu’on gagnerait tous à se poser cinq secondes avant de lancer une partie. Pas pour se prendre la tête. Juste pour se demander : « là, maintenant, j’ai envie de quoi exactement ? »

Écouter, pas forcer

Y’a des jours où t’as pas envie de jouer. Et c’est ok. Vraiment. On a tellement intégré l’idée qu’il faut « rentabiliser » ses jeux, finir sa bibliothèque Steam, terminer le season pass, que forcer devient presque une norme.

Sauf que forcer une envie qui n’est pas là, c’est le meilleur moyen de la tuer pour de bon. J’ai un pote qui s’était mis à détester Zelda BOTW parce qu’il s’obligeait à y jouer alors qu’il en avait ras-le-bol. Il y est revenu deux ans plus tard, l’a fini d’une traite, et c’est devenu son jeu préféré.

Moralité : les envies ont leur propre rythme. Le seul truc à faire, c’est les écouter.

Bref. La prochaine fois que t’as envie de lancer un jeu (ou d’arrêter), essaie juste de te demander pourquoi. C’est un exercice bête. Mais je te promets que ça change ta manière de jouer.